Un.e Vert.e au Conseil fédéral... et vite !

Depuis hier après-midi, j’entends et je lis les plus grandes sottises sur une présence verte au Conseil fédéral. Evidemment que nous avons le droit à notre siège ! Et tout de suite ! Ceci essentiellement pour trois raisons.

 
 
Premièrement, la volonté populaire s'est exprimée et souhaite que les Verts prennent des responsabilités. Il est inimaginable, dans l'esprit des institutions helvétiques, que la cause écologiste, au sens large, qui représente 44 sièges au Conseil national, ne soit pas présente au gouvernement.
 
Deuxièmement, en rester à la situation actuelle ne représenterait pas le rapport de force actuel du parlement et serait rapidement synonyme de blocage, tout le contraire de ce que nous avons besoin aujourd'hui. Le bloc UDC-PLR a subit une déroute et ne peut tout simplement plus être majoritaire au Conseil fédéral.
 
Enfin, le contre-argument le plus fallacieux est qu'il n'y aurait pas de vacance actuellement. Cette rhétorique met en lumière le détournement de nos institutions par les actuels partis gouvernementaux. En effet, le Conseil fédéral, selon notre Constitution, est élu tous les 4 ans et doit représenter les forces en présence au parlement. En organisant des retraits en cours de législature pour provoquer des élections juste avant le renouvellement du parlement est un détournement pervers du fonctionnement de notre démocratie. Comme si dans nos gouvernements cantonaux et municipaux on ne pouvait pas virer un sortant quand il se représente. C'est grotesque.
 
Halte aux petits calculs, l'urgence climatique demande la présence d'un.e Vert.e au Conseil fédéral... et vite !
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